La composition du nouveau gouvernement a de quoi surprendre et satisfaire car il est paritaire, renouvelé, représentatif de la diversité et aussi des composantes de la gauche progressiste qui ont soutenu la candidature de Hollande.
On peut se réjouir que notre parti, le Parti Radical de Gauche, est ainsi bien représenté; même si on pouvait encore espérer mieux compte-tenu de notre participation aux primaires. La surprise du gouvernement est la nomination de la candidate du PRG à l'élection présidentielle de 2002, Christiane Taubira, au poste de Ministre de la Justice et Garde des Sceaux. Beaucoup de nos militants sont très attachés à cette femme de tempérament et résolument indépendante, dont on connait l'humanisme et l'engagement continue contre les injustices. Et Taubira elle-même n'a jamais coupé le lien avec notre famille, même si nos chemins se sont parfois éloignés. Précisons également qu'elle a longtemps vécu dans le 12e arrondissement avec sa famille.
il y a 1 jouril y a 1 jourAu gouvernement, elle a ainsi donné son nom à une Loi qui reconnait la traite négrière et l'esclavage comme crime contre l'Humanité. Première mesure à peine nommée, elle annonce déjà une nouvelle loi sur le harcèlement sexuel suite à son annulation incompréhensible par le Conseil Constitutionnel.
Sa nomination a immédiatement été attaquée de manière ignominieuse par Marine Le Pen, ce qui est très révélateur de la qualité de Taubira et du vrai visage extrémiste de la fille Le Pen.
Et aussi Sylvia Pinel, députée PRG du Tarn-et-Garonne, devenue la benjamine du gouvernement (à 34 ans). Nommé Ministre déléguée au Commerce, à l'Artisanat et au Tourisme, je suis sûr qu'elle pourra travailler efficacement sur ces secteurs avec la Ville de Paris. Notamment pour maintenir la position de Paris et de la France en tête des destianntions touristiques avec le Maire-adjoint de Paris en charge du Tourisme, notre président fédéral et délégué général du PRG, Jean-Bernard Bros qui a églement participé au groupe Tourisme autour de François Hollande. Etant chargé également du Tourisme au niveau du 12e arrondissement, je suis aussi content de penser que nous partagerons les mêmes objectifs.

Pour mon autre délégation, la Mémoire et le Monde combattant, je me réjouis du retour d'un Ministre délégué aux Anciens combattant, Kader Arif, député de Toulouse et fils de Harki, quand le gouvernement Fillon ne comptait qu'un Secrétaire d'Etat peu motivé.
Je note également que, après avoir disparu du Conseil de Paris, le MRC est absent de ce gouvernement malgré le ralliement - tardif - de Jean-Pierre Chevènement. La conclusion en est que c'est la fin de ce mouvement mais je pense que les Parisiens qui s'y retrouvaient pour défendre la République et la laïcité devraient trouver leur place à nos côtés.
Alors qu’en France la leader du premier parti nationaliste français a dépassé les 17% lors du dernier scrutin présidentiel, en Hongrie une politique dans cette lignée nationaliste est appliquée depuis 2010 par Viktor Orban: discrimination des minorités, nationalisation d’entreprise privée, spoliation de biens, concentration excessive des pouvoirs, etc.
En 2 ans d’exercice du pouvoir, alors que la situation se stabilise voire s’améliore dans la plupart des pays européens, le pays s’éloigne de ses objectifs sociaux et de croissance, de l’aveu même de son premier ministre.
Pis, la situation semble irrémédiablement se détériorer tant le climat des affaires s’est dégradé. Le gouvernement a mené une réelle chasse aux entreprises étrangères, dont des françaises, les accusant de s’accaparer la richesse du pays. Nombreuses sont celles qui se sont vues privées de droit d’exploitation du jour au lendemain, souvent sans compensation.
Ainsi, le flux d’investissement directs étrangers est en très forte baisse depuis 2010, passant de 828 milliards d’euros en 2009 à 466 milliards en 2010 et à -34 milliards en 2011, alors qu’ils étaient passés en pleine crise financière de 662 milliards à 828 milliards entre 2008 et 2009.
Soit autant de dizaines de milliers d’emplois perdus au nom d’un nationalisme aveugle qui n’a pour seul cap la haine de l’étranger et le repli sur soi. Pour les jeunes Radicaux de Gauche (JRG), cette situation démontre que les discours populistes ne reposent sur aucune espérance et constituent des impasses politiques.
Laurent Hentz (JRG Paris)
Tradition héritée de l'ancien Régime, les Présidents élus réservent leur première visite officielle après la passation de pouvoir à l'Hôtel de Ville. Ils entendent ainsi saluer symboliquement le peuple de Paris et les élu(e)s qui les représentent, et au maire de Paris de présenter les doléances des Parisiens mais aussi ses vœux de succès au nouveau pouvoir.
Un grand moment d'émotion que j'ai eu le privilège de vivre ce 15 mai et un moment politique également car le nouveau Président François Hollande a salué le travail de l'équipe municipale et aussi affirmé que l'expérience Paris Métropole, initiée par la maire de Paris avec ses communes voisines, était l'échelle pertinente pour gérer les problèmes posés à l'agglomération parisienne, notamment le logement. J'ai également été agréablement surpris d'entendre le Président rappeler que notre capitale est la première destination mondiale du tourisme.
Les JRG Paris sont très fiers d’avoir participé à cette campagne présidentielle qui a vu François Hollande l’emporter sur Nicolas Sarkozy (et notamment à Paris où Hollande à fait 55,6%).
C’est aujourd’hui un nouvel enjeu qui nous attend puisque dans quelques semaines (les 10 et 10 juin 2012) nous devrons faire en sorte que soit élue une majorité forte pour soutenir le projet de François Hollande.
Maintenant la suite ce sera les législatives, et là encore, nous serons mobilisés pour donner un majorité au changement !
La foule en liesse rassemblée à la Bastille cette nuit pour fêter la victoire de François Hollande et de la gauche à la présidentielle était représentative de la France fraternelle, généreuse et plurielle qui nous est chère, bien loin du repli sur soi et du nationalisme prôné par Nicolas Sarkozy et la droite dans l'entre-tour de la campagne présidentielle.
A entendre et à voir le nombre de Marseillaise et de drapeaux français dans les rues cette nuit autour de la Bastille, il ne fait nul doute que notre nouveau Président saura faire au contraire concilier amour de la patrie et respect de tous les citoyens sans distinction d'origine ou de religion.
Il régnait cette nuit une ambiance un peu surréaliste de pays libéré d'une tyrannie, avec des jeunes votant pour la première fois criant leur bonheur de "virer Sarko". Il est vrai que le vote des Français a montré à quel point ils souffraient et étouffaient sous le règne de dix ans de la droite au pouvoir et cinq années éprouvantes de sarkozisme qui pour beaucoup a rimé avec injustice sociale, brutalité et excès du pouvoir et privilèges pour les plus fortunés.
Cette exaspération et ce souhait de changement ont trouvé leur traduction politique à gauche dans le score donné à François Hollande, incontestable avec 55,60 % à Paris où il est le premier candidat de gauche à une élection présidentielle arrivé en tête dans la capitale.
Nous, Radicaux de Gauche, avions fait le pari du rassemblement en participant aux primaires citoyennes avec Jean-Michel Baylet et en y soutenant Hollande dès le second tour, car c'était pour nous le candidat le plus a même d'incarner un sursaut républicain et laïque face à la droite dévoyée, de proposer comme les Radicaux un programme crédible pour redresser l'économie dans la justice, et de réunir une majorité de Français beaucoup plus large que sa seule famille socialiste. Non seulement cette victoire du 6 mai confirme la justesse de notre choix mais la dynamique de rassemblement créée dès novembre puis au 1er tour a beaucoup joué pour montrer aux Français que la victoire de la gauche était enfin possible. Je salue d'ailleurs la mobilisation de nos élus et militants et jeunes radicaux parisiens tout au long des derniers mois, comme le prouvent les images de nos drapeaux jaunes PRG dans tous les meetings du candidat.
Dans le 12e, l'adhésion à François Hollande est encore plus nette avec 59% des voix au second tour.
Le changement voulu par François Hollande doit maintenant pouvoir s'appuyer sur une majorité de progrès qui soutienne clairement son action et son gouvernement, que nous espérons représentatif de la diversité et des toutes les sensibilités de la gauche. Chacun a gauche doit prendre ses responsabilités, mettre les mains "dans le cambouis" pour servir le peuple, être constructif et non pas se complaire dans la facilité d'une posture tribunitienne. C'est donc logiquement que le PRG et le PS présenteront des candidats communs aux législatives des 10 et 17 juin partout en France. A Paris, notre conseiller de Paris Gilles Alayrac portera les couleurs de la gauche dans la 13e circonscription (15e ardt.) où il est en capacité de battre le président du groupe UMP Jean-François Lamour. Dans le 12e, nous soutiendrons la candidature des députés sortant Sandrine Mazetier (6e circo) et Patrick Bloche (7e circo).
Par Fabrice Moulin
Dimanche 6 mai, à mon local de campagne, juste avant la proclamation des résultats du 2d tour.
Notre démocratie respire. Après 17 ans de droite au sommet de l’Etat, le peuple français a une fois encore démontré sa maturité en décidant l’alternance politique.
Les Parisiens ont été à la pointe du changement : 55,5% d’entre-eux ont désigné François Hollande président de la République.
Le 15e arrondissement n’est pas resté à l’écart de la dynamique de l’espoir et de la volonté du changement.
Dans la XIIIe circonscription législative (sud du 15e), François Hollande obtient près de 48% des suffrages exprimés marquant une progression de plus de 5 points par rapport à l’élection présidentielle de 2007. Ce score encourageant est le plus haut obtenu par un candidat des forces du progrès dans l’arrondissement.
Il est prometteur pour les élections législatives des 10 et 17 juin qui doivent impérativement donner au nouveau président de la République la majorité qui lui permettra de gouverner.
Pour cela, mobilisons nous !
BUREAUX
Nombre% Inscrits% Votants Inscrits 87 787 Votants73 12683,3 Exprimés70 45380,3 CandidatsVoix% exprimés François HOLLANDE41 52258,9 Nicolas SARKOZY28 93141,1
Résultats du 1er tour Paris 12eme arrondissement(22/04/2012) Nombre% Inscrits% Votants Inscrits87 785 Abstentions16 79019,13 Votants70 99580,87 Blancs ou nuls8841,011,25Exprimés70 11179,8798,75CandidatsVoix% exprimés M. François BAYROU7 171 10,23 M. Jacques CHEMINADE145 0,21 Mme Nathalie ARTHAUD191 0,27 M. Philippe POUTOU492 0,70 M. Jean-Luc MELENCHON8 166 11,65 M. Nicolas SARKOZY19 373 27,63 Mme Marine LE PEN4 882 6,96 Mme Eva JOLY3 056 4,36 M. Nicolas DUPONT-AIGNAN832 1,19 M. François HOLLANDE25 803 36,80
Source Le Parisien.fr
Communiqués
Jean-Michel Baylet : « ce soir la France a choisi François Hollande pour reprendre son destin en main »dimanche 6 mai 2012

Les électeurs se sont mobilisés de manière extraordinaire pour le changement et l’alternance à l’occasion de cette élection présidentielle. Nos concitoyens ont placé leur confiance dans la gauche pour rassembler la France et réorienter profondément la politique de notre pays. Nous en serons dignes.
François Hollande a su fédérer les Français autour d’une candidature et d’un projet qui se sont forgés dans les Primaires citoyennes avec le Parti Socialiste et le Parti Radical de Gauche.
Il faut maintenant préparer les élections législatives en restant unis derrière le nouveau président de la République pour lui donner la majorité qui lui permettra de redresser la France et l’Europe.

François Bayrou a finalement annoncé qu'il voterait François Hollande, justifiant son choix "personnel" par le rejet de la "course-poursuite à l'extrême-droite" de Nicolas Sarkozy.
Ce choix l'honore certainement car il ne me semble pas guidé par un calcul politique. Car en efft son parti le Modem est aujourd'hui laissé en piteux état par une stratégie intenable du ni-gauche ni-droite qui trouve aujourd'hui ses limites. En effet voici un chef qui fait un choix personnel, quand ses lieutenants se divisent, certains partant à gauche, d'autres retrouvant les réflexes de l'UDF soutenant la droite, et ses électeurs sans consignes claires. Certes ceux-ci ne devraient pas avoir besoin d'être pris par la main pour faire le même choix que Bayrou et voter Hollande contre un candidat Sarkozy qui s'est totalement détourné des valeurs humanistes et de l'idéal européen qui animent les électeurs centristes.
Le choix de Bayrou est donc pour moi une évidence, presqu'un devoir moral qui devrait s'imposer à tous les électeurs de sensibilité centriste.
Je reste d'ailleurs abassourdi de voir nos "frères", les radicaux valoisiens, après la pitoyable pirouette de Borloo, rester sagement docile derrière un candidat qui trahit toutes les valeurs républicaines, fraternelles et laïques que les vrais radicaux placent au-dessus de toutes autres considération. Les élus et militants valoisiens qui partagent nos convictions devraient voter Hollande comme ils auraient du depuis longtemps déjà cessé de soutenir la politique injuste, anti-sociale et anti-laïque de Sarkozy.
Avec ceux qui ont fait un choix sincère et clair de soutenir Hollande, l'après 6 mai devra se traduire par la recomposition d'un centre-gauche autour du PRG pour un gouvernement qui réoriente la construction européenne vers la croissance et mette en oeuvre une politique économique et fiscale progessiste et juste.
La campagne est finie… vive la campagne! Alors que la course à l’Elysée s’achève, cabinets d’élus et quartiers généraux de partis marchent déjà vers une autre bataille : celle des élections législatives des 10 et 17 juin. Les premières depuis le redécoupage national des circonscriptions entériné en 2010.
A Paris, la carte s’est rétrécie : ce ne sont plus 21 mais 18 députés que les Parisiens vont envoyer pour cinq ans à l’Assemblée nationale.
C’est à l’aune de cet enjeu que chaque camp empoignera sa calculette, dimanche soir, pour cerner l’état des forces en présence dans la capitale. D’ores et déjà, la carte des résultats du premier tour (notre infographie) est sur les bureaux des élus.
Si tous espèrent bénéficier d’un « élan » en cas de victoire de leur champion, les candidats socialistes et de l’UMP concèdent aussi que la cartographie politique parisienne a tendance à se figer. A l’ouest, la droite. A l’est, la gauche. Sur les 21 députés élus en 2007, 11 émargeaient rue de Solferino. Les Verts avaient placé 2 députés. L’UMP en revendiquait 8.
La gauche lorgne sur le sud
A gauche, on cache de moins en moins son rêve de voir Hollande emporter l’Elysée et une déferlante rose fondre sur Paris dans la foulée. « Nous sommes dans une phase de conquête, assure Rémi Féraud, maire du Xe . Si la vague est haute, on peut espérer conquérir la 13e circonscription aux législatives (NDLR : le sud du XVe). C’est celle qui, au vu des résultats du premier tour, est le plus à notre portée : entre 2007 et 2012, le PS y a progressé de 5%. » C’est un radical, le conseiller de Paris Gilles Alayrac, qui a été choisi pour croiser le fer face à l’UMP sortant, Jean-François Lamour. « Si cette circonscription était si facile pour la gauche, Anne Hidalgo n’aurait sûrement pas renoncé à s’y présenter », persifle de son côté le député-maire du XVe, Philippe Goujon, président de l’UMP parisienne.
La droite sur la défensive
En tête en 2007, Nicolas Sarkozy a décroché de plus de 2 points au premier tour le 22 avril. L’état-major de l’UMP refuse pourtant d’admettre la moindre inquiétude. « Sarkozy réussit un meilleur score que Chirac en 2002 », se rassure Philippe Goujon. « Notre retard se creuse dans les quartiers de gauche, note un observateur, mais malgré la disparition de deux circonscriptions de droite, nos fiefs devraient être conservés. » En cas de victoire de leur champion dimanche, certains se prennent même à rêver de conquêtes. « A la faveur d’une dynamique de victoire, et si la participation est plus forte, on pourrait faire quelque chose d’intéressant dans la 3e circonscription (XVIIe, XVIIIe) avoue Philippe Goujon. On surveille aussi la 8e circonscription (XIIe) et la 11e (XIVe). »
Le spectre de la division à droite…
En cas de défaite de son candidat, chaque camp s’expose en revanche à des disputes en chaîne. A droite, une lutte fratricide oppose depuis des mois François Fillon, investi par l’UMP dans la 2e circonscription (Ve, VIe et VIIe), à la maire du VIIe, Rachida Dati. Dans la 4e (XVIe et XVIIe), s’entrechoquent les ambitions du député Bernard Debré et de la députée-maire sortante du XVIIe, Brigitte Kuster. Même dans le XVIe, acquis au parti présidentiel, le dissident David Alphand est entré en dissidence contre le député-maire Claude Goasguen.
… et à gauche
Si François Hollande chute, c’est l’entente d’Europe Ecologie-les Verts avec le PS qui risque de voler en éclats. En particulier, dans la 6e circonscription (XIe et XXe), où la députée socialiste sortante Danielle Hoffman-Rispal a été débarquée au profit de la patronne des écolos, Cécile Duflot. « Si Sarkozy gagne dimanche, ce sera chacun pour soi et Dieu pour tous pour les législatives… mais je ne crois pas à cette hypothèse », note le coprésident du groupe EELV au Conseil de Paris, Sylvain Garel. Le Front de gauche, qui va « présenter des candidats dans les 18 circonscriptions », veut croire dans ses chances, là où Jean-Luc Mélenchon a dépassé la barre des 15% le 22 avril. « Ce serait formidable d’éliminer la droite au second tour des législatives », s’exclame son porte-parole parisien, Ian Brossat. Chaque score comptera. Car après les législatives, il faudra préparer… les élections municipales, en 2014.
Source : Le Parisien – Edition Paris – 4 mai 2012